Lundi 6 avril 2009

 

6 nœuds, quelques pointes à 7 nœuds, Tiloune déboule vers le sud ouest sur un bien bel océan lisse et pacifique, ventilé par un alizé un peu grincheux la nuit, mais étincellant  durant la journée.

 



Chacun est à son poste, la tête dans son bouquin et dans ses rêveries.


C’est la parenthèse entre deux mondes, deux tranches de vie, parenthèse magique des traversées…

un petit galop de 520 milles (1000 kms environ)

 

 

On repense à tous ces amis qu’on laisse, à tous ces instants qu’on ne retrouvera pas

Le Tiloune est chargé de fruits, d’accessoires divers (que les années collèges nous amènent à bord), d’im ages, d’histoires à raconter…

   
Vélo de paco dans le portique, des b ananes sèchent partout sur le pont

 











des cageots de citrons, pamplemousses, pommes cythère, urus (le fruit de l’arbre à pain), citrouilles, encombrent les planchers… il a bien fallu caser toute l’abondance et la bonté des Marquises.

 

Et puis il y a eu cette dernière  escale avant de quitter l’archipel des Marquises, au point le plus sud de Ua Pou, au sud du village d’Hakatao, au pied de la « cathédrale » du Motutakae, une sorte de piscine blottie dans les hautes roches, idéal pour un petit nettoyage de la carène du Tiloune.

 

 

6 nœuds, quelques pointes à 7, notre sillage laisse au loin Ua Pou dans un brouillard de sentiments mêlés…

 

J’en parle, j‘en parle pas… voilà quelques jours que cette question me taquine

J’en parle :

 

On nous a visité le bateau et piqué le fusil harpon sous-marin, les lampes frontales, 2 bobines de fil nylon, un cordage neuf

 

Ca y est , je l’ai dit

Je l’ai pas dit fort, mais je l’ai dit

Ben ouais, on a du mal à en parler tellement cet événement est déplacé dans l’atmosphère des Marquises.

Un événement bien banal sur notre planète (Tiloune était grand ouvert, seul dans un mouillage isolé, jusque  tard dans la nuit, vu qu’on était invité au village par Florent l’infirmier)  mais un événement qui parait à des années lumières de la planète marquisienne.

 

Et ce fut bel et bien un événement à Hakatao.

Vu l’accueil qu’on avait eu dans ce petit village perdu, il nous a paru évident d’en parler ;

 et ce fut l’émoi au village.


Tout le monde est atterré par cette mésaventure.

L’affaire a commencé par faire le sujet principal de la messe de ce dimanche, puis le maire a pris la parole de manière parait-il très (trop ?) « énergique » (on ne comprend pas encore bien (du tout) le marquisien…) puis un autre ancien du village à surenchéri.

Puis l’unique « policier municipal » de la localité (qui pêchait la langouste le soir du « drame ») m’a demandé , en ce beau dimanche, de le suivre dans ses visites à chacun des pêcheurs.

Tous nous ont fait savoir leur sincère indignation et ont voulu laver l’affront qu’on avait subit par de multiples cadeaux en tous genre (pierre sculptée, pâtisserie, des fruits encore des fruits, un pêcheur m’a même proposé son fusil sous-marin que j’ai difficilement refusé en argumentant que j’avais la possibilité de m’en faire apporter un nouveau de Tahiti par « la bande à Bebert » que nous devons retrouver aux Tuamotu).

 

Chacun cherche à nous convaincre de rester, car il ne fait aucun doute que le remord va prendre notre visiteur aux tripes et notre bien nous sera rendu sous peu…

 

Mais nous avons un rdv précieux à Fakarava (aux Tuamotu), nous avons déjà reporté de  24 h notre départ, nous devons appareiller…

 

6 nœuds, quelques pointes à 7, notre sillage laisse au loin Ua Pou dans un brouillard de sentiments mêlés…

 

Lorsque je reprends la plume, la vitesse a bien baissé, je vous rassure… Tiloune a retrouvé ses 5 nœuds de croisière stabilisée, mais j’aimais bien l’effet narratif de « 6 nœuds, quelques pointes à 7 »…

 

Mais là en fait si je reprends la plume en navigation alors que ce n’est pas mon habitude, c’est pour un petit coup de gueule, que je ne sais pas à qui adresser…

 

On vient de se faire ostensiblement couper la route par un cargo.

Excusez si cette prose prend l’allure d’un « rapport de mer » mais j’aimerais lui donner la portée la plus grande :

Ce jour, le 31 mars 2009 à 14h 15 heure local (0h15 GMT du 1/04/09) par 12°45 Sud et 142°33 Ouest, le Cargo « SEA HOPE » immatriculé à PANAMA filant environ 20 nœuds dans le 290° fait une route exactement convergente à la notre qui est de 5 nœuds dans le 210°. Nous communiquons avec le cargo par VHF afin de vérifier qu’il nous a bien vu.
Il dit nous avoir bien vu et manoeuvrer en conséquence.
Mais sa route demeure route de collision et les évènements se déroule très vite, l’étrave du cargo est à 200m lorsque nous stoppons notre voilier durant une bonne minute, les flans du cargo filent à moins de 50 m de notre étrave.

Il est donc clair que si nous avions continué notre route sans changement, il y aurait eu collision…

La communication radio qui a suivi fait clairement apparaître un comportement criminel. Le capitaine était bien là, dans sa timonerie, ayant sous contrôle une manœuvre caractérisée d’abordage en mer.

Je lui ai courtoisement rappelé le règlement international pour prévenir les abordages en mer, auquel il ose nous soutenir avoir donné 20° à sa barre pour nous éviter…

Entre l’homicide volontaire et l’incompétence caractérisé et alcoolisé du capitaine, nous préférons garder la 2ème hypothèse mais dans les 2 cas, nous aimerions qu’au moins son armateur soit informé des agissements criminels, volontaire ou non, du capitaine du SEA HOPE  armé à PANAMA en cet bel fin de saison cyclonique entre Marquises et Tuamotu.

 

Voila, je suis calmé.

 

Dimanche 5 avril


Depuis 2 jours, Tiloune se balance imperceptiblement dans le lagon de Fakarava, au beau milieu de l’archipel Tuamotu, où nous avons retrouvé Tifenn et Guillaume de « Kerdonis » (nos jeunes qu’on aime, rencontrés aux Galapagos)


La bande à Bébert va atterrir ici dans quelques heures.

Je vous écrit en ce moment adossé à un cocotier, face à la poste d'où le signal wifi s'échappe.
Juste à coté une énorme antenne parabolique pointée vers les étoiles, pour vous atteindre avec ce petit article tout chaud...
Pour vous dire qu’on n’est pas malheureux d’être là, tout simplement...

 

D’aucuns prétendent qu’il est important de dire les choses…

Ou de les écrire ?

Aurais-je le courage de chercher le site qui voudra bien entendre mon petit rapport de mer ?

Merci pour vos mails reçus dans ce petit coin perdu du monde ( ou dans ce petit coin du monde perdu…)  

dans le bleu turquoise, le blanc corail, le vert de palme et perles de nacres…

Comptez sur nous pour vous raconter.


On va traîner 2 ou 3 mois dans ces atolls avant de descendre sur Tahiti, mais internet sera sans doute moins au rdv…

Je vous embrasse

dodo

 

 

 

 

 

 

 

Par Tiloune
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Lundi 23 mars 2009

Le temps s’immobilise

 

 

Déjà plus de 4 mois que nous sommes aux Marquises

C’est si peu

C’est en « vie » qu’on aimerait compter.

J’en aurais bien passé une entière aux Marquises.

On n’est pas encore parti qu’on parle de revenir…

 

 

Et pourtant on n’aura pas fait grand-chose…

 

Après le petit tour dont on a parlé dans l’article précédent, nous sommes descendus sur Ua Pou

 

 

Le relief découpé le plus caractéristique de l’archipel

Cette île ressemble bien au château magique ces dames les Marquises

 

Mais le mouillage principal est bien bousculé par la houle du nord lorsque nous y séjournons et ça nous parait trop inconfortable pour élire ici notre domicile pour les 3 mois de scolarité qu’on a promis aux enfants.

C’est bien dommage, car cette île semble vraiment magique, non seulement par son relief mais aussi par l’atmosphère qui s’en dégage.

Ramassée sur elle-même,  peu accessible aux voiliers, on aurait bien tenté l’aventure à Ua Pou

 

Mais c’était si facile à Nuku Hiva, on a choisi la facilité

 

Une grande île

Une grande baie magnifiquement accueillante

De grands plateaux boisées

Dégringolant dans de multiples vallées secrètes, se terminant en échancrures de la côte cachant des mouillages magnifiques.

Tout un programme pour une escale de longue durée

 

 

Nous sommes donc arrivés le 23 décembre 2008  à Taiohae, capitale administrative de l’île Nuku Hiva et de toutes les Marquises.

 

Le temps de passer à la poste restante et chez des amis (Roland et Françou) récupérer les colis de Noël…

Et voilà

Noël est fini

Nous sommes le 20 mars

Et nous quittons les Marquises cette semaine…

 

Le plus important pour nous était de scolariser les enfants afin qu’ils reprennent contact avec la vie sociale de leur âge.

 

Ce fut réussi, peut-être au-delà de nos espérances, car les voilà qui nous en veulent de bouger à nouveau, surtout Paco qui nous lance texto :

- « Je veux bien bouger et voyager, ou bien m’installer quelque part, mais pas voyager en s’installant  3 mois , c’est trop ou pas assez. On a le temps de  se faire des vrais copains et on les quitte… »

Marin est moins dur avec nous, plane toujours un peu, ça aide.

Et puis les couillons de parents aiment se rassurer un peu, rapport au niveau scolaire de leurs enfants : ça va bien. On peut donc continuer de faire l’école sur le bateau…

 

Bon, on s’en veut un peu, alors on leur a promis de tout faire pour rester sédentaire 1 année entière la prochaine année scolaire…

En tout cas merci aux enseignants de Taiohae pour avoir si bien accueilli nos enfants oiseaux de passage…

 

En vrac, voila quelques petites scènes de notre parenthèse de Nuku Hiva

 

Le départ à l’école

 

 

6h30 du matin, (le jour se lève vers 5h30), les cours démarrent à 7h00.

Paco ( en 5ème)  rame dans le petit matin, passe devant nos amis de la « joline »

 

 

 


Il saute sur son  vélo,  longe la mer, fait le tour de la baie et arrive à son collège.

De la cour, il voit encore Tiloune.

 

 







Marin (en CM2) démarre un peu plus tard, 7h30, avec les autres enfants du mouillage qui sont tous en primaire.


Une annexe s’occupe du ramassage scolaire, avec l’école à 5 mn du petit quai

la vie est trop facile à Taiohae

Le vendredi, c’est journée marquisienne, on s’habille mieux

 

 

 

 



Et les WE, et bien on part en WE, avec ou sans Tiloune…

 




Vers le sommet de Nuku Hiva

 

 ou le « grand Canyon »


( on trouve tout à Nuku Hiva) 





Ou bien quelques bords sur Tiloune



Souvent avec les « joline »

 










Pour quelques uns des plus beau mouillages des Marquises

 

 

 

 

 

 

Anao, au Nord Est de Nuku Hiva, un mouillage qui nous ferait presque oublier que l’eau des Marquises n’est pas la plus belle du monde.

Dans le milieu de la plongée, on dit que l’eau est « texturée »

Une jolie formule pour laisser entendre que ce n’est pas clair clair sauf certains jours exceptionnels où tout d’un coup le plancton laisse la place à la transparence, mais c’est rare.

C’est ce fameux plancton, venant des froids courants du Chili, des Galápagos et arrive jusqu’ici, qui fait la poissonneuse richesse des Marquises.

 

Tout ça pour dire qu’on n’a pas beaucoup plongé aux Marquises et qu’on s’est surtout consacré aux paysages aériens végétales et minérales.

De ce coté, on n’est pas en reste

 

 

 

 

 

 

               

 

 

 






















Et au-delà des WE il y a eu des vacances où, malgré notre bout du monde, on a eu la chance de retrouver de la famille…


Comme Denis, Sophie et Loïc qui, aussi loin puissions-nous être, arrivent encore à nous retrouver.





Et les vacances de février ont coïncidé avec une mission à Ua Uka de notre désormais mondialement renommée ornithologue de choc Lucie Faulquier qui cumule les difficiles fonctions de nièce et de cousine…

Cette fois la mission de dératisation de l’îlot de Teuaua a été rondement menée par l’équipe de professionnels qu’on a pris soins de suivre à la trace

 

 

 

 Sous l’étroite surveillance des raies mantas et des sternes fuligineuses qui tournaient autour de l’îlot, l’équipe de l’association d’ornotholgie polynésienne Manu avec l’appui des chercheurs du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et de l’INRA, ont effectué une étude et une éradication des rats.

 

 

      

 

 

 













Vous imaginez bien que ce genre de capture suivi de dissection du ratus du pacifique ne pouvait que passionner Marin et Paco 

 

Encore merci à Lucie et son équipe de nous avoir si chaleureusement ouvert la porte, pas de la connaissance car on n’a pas tout compris, mais disons, la porte de ceux qui savent…

 

A part, l’école, les WE et les vacances,  il y a eu tout le reste,

Tennis, cours de percu, accordéon, et même saxo car on a eu le bonheur de rencontrer une équipe de musicos vraiment très très très accueillants. 

les petits bricolages de chacun

 

 

 

 

 

Paco fait son 1er voilier  et nous nous lançons dans les modifications d’aménagements de Tiloune afin que les garçons passent à l’arrière chacun dans leur cabine et que nous nous installions à l’avant

 

 

La maquette navigue et le déménagement vient de se terminer, c’est une nouvelle aire qui commence sur Tiloune

 

 

Pour finir, Paco, que la chasse aux coqs obsède depuis notre arrivée, a réussi  à en attraper un dont il a lui-même coupé le cou. Excellent ! le coq sauvage !


Il est temps maintenant d’appareiller,

Pourquoi maintenant ?

D’abord, c’est la fin de la saison des cyclones, et puis tout simplement parce que la bande à Bébert (voir article précédent « Guadeloupe, le coin des amis), nous attend à Fakarava (Tuamotu) le 5 avril !

 

Après avoir beaucoup hésité, nous avons effectivement décidé de quitter les Marquises pour replonger dans l’eau cristalline des lagons.

« Quitte à s’emmerder la vie à vivre sur l’eau ; qu’on puisse au moins s’y plonger sans hésiter» a dit Maï.

Autant elle que moi avons eu des opportunités de boulot ici, et à vrai dire on ne s’y attendait pas…

Nous partons un peu à reculons, attiré par un nouvel ailleurs mais avec le regards vers les Marquises

On n’est pas encore parti qu’on parle de revenir…

Qu’il est beau le temps des Marquises

Lorsqu’il s’immobilise



  Ce WE du 22 mars était notre dernier WE, et nous l’avons fêté dignement dans le petit mouillage de Oumi. 


6 voiliers (Joline, Mas a fuera, Kirikou, Rierol, Moe moea et Grand bleu)  avaient fait le déplacement se joignant aux quelques amis marquisiens (Hervé, Lisette, Robert…).


La soirée s’est prolongée jusqu’au dimanche après-midi, au son des youkoulélés et des chansons de Moétaï...


Lundi 23 mars, les enfants faisaient leur dernière journée d’école et furent couverts de cadeaux et de signe d’amitié en tout genre…


Beaucoup d’émotions dans ce départ

 

 

Nous faisons donc route vers les Tuamotus,

Pas trop d’internet par là-bas mais donnez-nous quand même des nouvelles, d’ici qu’on trouve un réseau…

"Si Dieu veut"  nous serons vers Tahiti en début juillet

On vous embrasse fort

dodo

Par Tiloune
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Mardi 16 décembre 2008

 

A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes à Fatu Hiva, dans la grandiose baie de Hananavé.

 

Pas d’internet, je ne sais pas bien quand nous retrouverons une connection qui me permettra de mettre en ligne.

De peur de vous perdre, voici une petite carte qui récapitule un peu ces dernières semaines 

 

 

Maï vous a raconté la traversée et nos retrouvailles magiques avec notre nièce Lucie Faulquier ornithologue de son état…

Nous étions donc à Ua Huka où nous avons finalement mouillé le Tiloune au fond du port naturel du village de Vaïpaee.


Ambiance falaises rouges avec quelques frissons de se sentir franchement à l’étroit dans un mouillage qui pourrait vite devenir un enfer si l’alizé d’Est tournait… au Sud Est…

 

Qu’est ce que Lucie ne nous aura pas fait faire ?


Mouiller entre 2 falaises ce n’est rien ! il a fallu ensuite aller escalader celle de l’îlot Teuaua, cette île où se reproduit des milliers de sternes fuligineuses.


Lucie y va pour observer les œufs, les peser et noter à qu’elle stade en sont les éclosions, en vue d’une future action de dératisation…
 

       

 





Nous voila donc en famille, accroché à une grosse ficelle, 20 mètres au-dessus du grand bleu et des ombres des raies manta,

 


avant de se retrouver sur le plateau où plusieurs milliers de sternes tourbillonnent dans un fracas de  piaillements assourdissant.

 

 

Marcher doucement et prudemment pour ne pas écraser un œuf, cheminer en bordure de falaise afin ne pas effrayer les tout jeunes qui pourraient s’enfuir du coté du vide, … nous suivons à la lettre les consignes de notre ornithologue.

Tout en ayant un œil sur nos petits à nous, qu’ils ne tombent pas non plus de la falaise…

Bref, on en prend plein les yeux et plein les oreilles

 

 

Lucie va ainsi nous faire partager sa passion et c’est en sa compagnie que nous allons découvrir notre première île des Marquises : le plus beau des cadeaux de bienvenue

 

 

 

        

 

Des sourires des couleurs et des fruits, voila notre première sensation des îles Marquises.

 

Lucie est aussi à l’aise avec les oiseaux qu’avec les marquisiens,  c’est un vrai bonheur d’être là, avec elle.

On veut alors lui faire partager un peu de notre navigation, et elle s’embarque donc pour la petite nav vers Hiva Oa. Petite nav, mais contre l’alizé d’Est !

Et oui, il nous faut maintenant revenir en arrière (vers l’est) pour découvrir les îles par lesquelles on devait commencer. (voir carte au début).

On a commencé par mettre l’après midi à relever nos 3 mouillages, dont un, qu’il a fallu retrouver au fond de l’eau à cause d’un nœud mal fini.
La 1ère leçon de navigation hauturière que nous avons donc fait subir à Lucie, fut le draguage du port de Vaïpaee ..

On n’est pas fier.

Et puis, la météo semble vouloir nous faire payer nos petits détours de famille, car ce fut une dure journée à grains dans la gueule

 

 

 

De l’aube au coucher du soleil, on va batailler au prés serré pour remonter les 70 milles qui nous séparent de Hiva Oa, et c’est en début de nuit que nous mouillons à l’abri de Tahuata.

On attend le jour pour finir la nav.

Sauf qu’à Tahuata, on a la surprise de retrouver Kerdonis !

Chacun de se raconter sa traversée, la journée y passe, évidemment.

Le lendemain, on sera quand même obligé de regagner Hiva Oa, ne serait-ce que pour raccompagner Lucie à son avion…

Encore un dernier grand merci à notre ornithologue de choc de nous avoir offert pareil atterrissage…

Et ce fut donc Hiva Oa, où nous retrouvons les « Joline » !

Eux, on les connaît depuis la Caraïbe… 2 ans qu’on essaie de les rattraper !

Un grand moment, pour nous et les enfants, car les « Joline » ont 3 garçons ! (nobody’s perfect…)

 

En plus Patrick (le papa et néanmoins charpentier de marine) a eu la bonne idée de dégoter un chantier (la construction du premier speed boat CP Epoxy des Marquises) avec « logement de fonction » c’est chouette ! d’aller voir les copains dans une maison ! la douche, la machine à laver, tout ça quoi…

 

La cerise sur le gâteau, c’est le signal Wifi de la maison voisine qu’on arrive à capter de manière, c’est vrai, très très aléatoire, et qui va nous permettre, avec beaucoup de patience, de résoudre les gros soucis informatiques qu’on a depuis le départ des Galapagos.

Un méchant virus qu’on a traité par le mépris pendant la traversée (pas vraiment le choix) et qui nous a bien « niqué » (terme technique du jargon informatique) à l’arrivée…

 

J’ai pas de photos du virus alors je vous mets en vrac d’autres trucs vus à Hiva Oa

 

Un peu de verdure

 













                   Un pétroglyphe                                                   Un centre « Jacques Brel »

 




Une petite phrase, qui essaie, sans succès, de nous consoler d’avoir laisser notre famille, nos amis…  et puis

 



Bon,  vous ferez le tri.

 

On se cale sur le rythme des « Joline » et le WE on les sort un peu de leur enfer d’Hiva Oa pour une virée à 9 sur Tiloune dont 5 enfants, carton plein.

 

Cap sur le petit paradis de Tahuata, à 2 heures de là, sans compter les embouteillages

 

 

 

 

Là-dessus, on s’était promis d’aller à Fatu Hiva,

Coup de chance, l’alizé tourne au Nord Est, ce qui permet à Tiloune de filer presque au travers vers la plus Sud des îles marquises, la plus isolée surtout…

 

 

 

 

S’il est un atterrissage où le marin tutoie les dieux, ce pourrait être Fatu Hiva

 

Falaises vertigineuses tombant à pic dans la mer, végétation luxuriante qui s’accroche aux remparts, roches titanesques aux évocations les plus mystiques, cascades, claires rivières ombragées où  chevrettes et anguilles batifolent , et puis des fruits, et puis des coqs sauvages, et puis….

 

 














là c’est moi qui chasse la chevrette…            et là  c’est paco qui chasse le coq

 

Bon bref, tout ça pour dire qu’on s’amuse bien, que les coqs et les chevrettes ont de beaux jours aussi devant eux, qu’on se balade, qu’on pêche quand même quelques poissons car il faut bien survivre, mais qu’on se sent bien petit joueur à coté des marquisiens  qui sont de véritables forces de la nature, en adéquation totale avec elle. Quant ils vont à la chasse aux sangliers ou au cabris, disons juste que ce n’est pas pour rire… on vous en dira plus quand on aura essayé une fois au moins de les suivre…

Malheureusement, entre l’école que nous avons reprise de manière un peu plus soutenue et… la sieste, nous n’avons pas encore réellement pu nous rendre disponible pour vivre la vraie vie des Marquises

Notre escale à Fatu Hiva touche à sa fin, il faut qu’on commence à pointer vers le nord ouest et se rapprocher peu à peu de Nuku Hiva.

On espère y être pour les fêtes, y retrouver quelques amis et surtout essayer de réintégrer  l’école et le collège, du moins pour Marin et Paco…

 

On vous embrasse bien fort, et pendant que j'y suis, car c'est pas sûr qu'on retrouve une conection facilement, ben.....JOYEUX NOEL !!!!

j'essaie de boucler ce blog, assis par terre contre les murs de l'agence postale de Hiva Oa où nous repassons avant de continuer sur Nuku Hiva,
 le Wifi passe, profitons en...
à bientôt
dodo

 

 

Par Tiloune
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Mardi 16 décembre 2008

L’eau défile,

Le sillage s’étire et dévale les collines vert sombre sans cesse réinventées par la houle qui se forme, jour après jour,

Un soleil pâle apparaît au-delà de ce sillon qui serpente, à l’est.

Tiloune file 7 nœuds, une bicyclette dans une bonne descente qui ne finirait pas.

Les jours défilent et nous dévalons cette descente, laissant derrière, une trace de plusieurs milliers de kilomètre.

Devant, à gauche, à droite, de la place, beaucoup de place libre,

libre et vivante.

A bâbord, le vent,  quelques moutons blancs qui frisent, dévalent les collines, se bousculent, chahutent un peu et basculent dans la pente

En face, deux petites ailes d’écumes de part et d’autre de l’étrave qui cherche s’envoler

Courent, courent sur l’océan, s’envolera, s’envolera pas

Juste au-dessus, l’horizon… zen

Un bon coup de roulis balance le regard sur tribord, sous les voiles, et se raccroche à cette rafale d’exocet qui brille et plane loin, loin sous le vent, faisant un large tour vers l’arrière, le sillage

Marin apparaît le premier, tout nu, : « salut, p’pa », fait pipi, s’habille dans le cockpit, un bouquin à la main 

Le soleil est monté d’un coup, explose de brillance, les collines ont virées au bleu roi intense parsemé de scintillement diamantaire

Paco aussi a ouvert un œil

Petit déjeuner

Ca y est, les enfants sont dans leur train de  frangin, playmo, harry potter, bricolage

La journée commence

Je réveille Maï

Je me couche

 

Midi, soleil au zénith, la culmination frise 90°

Maï dans la méridienne ou une droite de hauteur

Les poissons volants décollent en escadrille

L’océan brille tout azimut, il ne fait plus froid, il fait bon, juste bien

Toilette des garçons, un peu de grammaire, quelques tables de multiplication puis Marin fait le point, c’est le moment studieux, juste avant la salade

Il reste du frais, un chou, 2 concombres, quelques tomates, ça va

Yaourt, café, clop, ça va

 

Les heures défilent, sans prise, sans conscience, c’est le grand lavage de cerveau du grand large qui lave plus bleu que bleu.

Depuis combien de jours sommes nous en mer ?

aucune idée, aucune envie de le savoir.

Les jours sont juste ponctués du point de Marin qui annonce, tout fier,

« plus que 2364 milles ! »

«  plus que 1934 milles ! »

«  plus que 1219 milles ! » ….

 

Milieu d’après-midi, orange pressée, petit goûter, l’heure du thé, et puis l’heure de l’histoire audio, « Le chant de l’Odyssée » d’Homère, les enfants râlent, je ne fléchis pas, c’est l’instant « culturel »…

 

Et puis on glisse tout naturellement vers la question du jour : « je fais quoi à manger ? »

La daurade de 1,15m aura tenu plusieurs jours au frigo, répondant d’elle-même à ma question, mais désormais la pêche ne donne plus… ça casse…

Patates, riz, nouilles, oeufs, lard, oignons, lentilles, semoule, ça tourne rond, avec parfois des jours de fêtes avec crêpes ou l’ouverture d’une boîte cuisinée qu’on conserve depuis la Martinique…

 

Le soleil vire à l’orange et s’aligne avec l’étrave

L’heure de l’apéro

Quelques notes d’accordéon parfois, quand on a de la chance…

 

On se met à table lorsque le soleil a disparu derrière la courbure de la planète bleue

La nuit est tombée quand les enfants vont se coucher.

Ce soir, c’est Maï qui fait le premier quart

Il est 20 h 00 sur ce fuseau horaire qui ne concerne que nous, et restera calé sur le coucher de notre  soleil, ici et maintenant.

Par Tiloune
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Mardi 16 décembre 2008

Bref tout va bien ! les garçons sont complètement amarinés et ils ont l’air heureux..

 

                     

 

Vendredi 31 octobre   ( j 14 )

 

Le temps passe très vite même entre ciel et mer …Sans se lasser, on s’habitue pourtant à ce décor de bleu et de blanc qui nous entoure, à la danse du Tiloune sur la houle et au chant des vagues  qui courent sur la coque... et nous menons notre petite vie à bord « comme si on était au mouillage » dit   Paco…et toujours grand beau temps !    

 

* lecture (tjs Harry Potter pour Paco et Marin et pour moi la biographie du Che qui me passionne…et « le roi absent », roman qui se passe en Polynésie, pour Dodo)

 

* conjugaison avec le « jeu des conjugus » fait par la famille Meunier ! ( remplace avantageusement la grammaire depuis deux jours)

 

* toilette dans cockpit

 

* sextant pour moi (visée sextant et calcul de la droite de hauteur  …)

 

* tracé du point sur la carte pour Marin (c’est sa séance de math quotidienne : nombresdécimaux, arrondi, géométrie…)

 
* écoute du « chant de l’odyssée » ( les garçons n’en raffolent pas, c’est le moins qu’on

   puisse dire…heureusement ils connaissent bien l’histoire d’Ulysse grâce à un roman)

* confection de pain par Dodo car nos réserves de pains de mie sont finies

* yaourts, j’en fait un litre chaque jour

* pêche : mise en place de la bobine chaque jour mais sans nouvelle prise…

 
Tiloune avance tout seul sous régulateur d’allure, il galope et a l’air heureux lui

 aussi !  j 9  : 151 milles /24h                   

           j 10 : 159 milles  ’’

           j 11 : 152 milles  ’’

           j 12 : 154 milles  ’’

           j 13 : 147 milles  ’’

           j 14 : 159 milles  ’’

 

Depuis cinq jours, on a un ris dans la grand’voile. Et on « navigue » entre grand largue et vent arrière en papillon .


Dodo « rembourre » la barre de flèche  pour épargner la grand’voile

 

Mardi 28 , on a passé la moitié (reste moins de 1500 milles) et on a fêté ça avec un repas choisi par les garçons ; raviolis et crêpes …

Et mercredi 29 , vu nos bonnes moyennes quotidiennes, j’ai changé notre destination sur les deux GPS! cap sur Ua-Huka !!!

où Boudou court après les rats !(et recense les oiseaux aussi) jusqu’au 14 novembre… ah si seulement le vent se maintient…je n’ose pas y croire tellement cette idée me remplit de bonheur…

 

Dimanche 2 novembre   ( j 16 )

j 15  : 150 milles /24h

j 16  : 147 milles /24h                                     

Les jours défilent aussi vite que les milles !  Plus que 767 milles pour Ua Huka !

  


 







          lever de soleil                                                  coucher de soleil

 

Je trace mes droites de hauteur toute seule maintenant ! mais ça prend du temps !

Paco et Marin , enfin sortis de leurs livres d’Harry Potter , ont passé la journée d’hier à confectionner chapeaux, baguettes et balais de sorciers pour les playmobils…et depuis ils jouent à Harry Potter…on n’en sortira jamais !?

 

   

      Confection de chapeaux pour les « playmos »                         toilette des garçons

 

Il fait toujours grand beau temps, la houle est belle et longue, on a enlevé le ris dans la voile hier et on marche en papillon.

Ce matin, Paco qui écrivait à l’intérieur, est sorti en trombe dans le cockpit

pour …vomir ! cinq minutes plus tard, l’incident était clos !

           « séance d’expression écrite » ( journal de bord )

 

Depuis peu, pendant notre premier quart, la nouvelle lune nous accompagne.

La température a franchement augmentée, fini les chaussettes et veste la nuit !

Je suis contente : j’ai « apprivoisé » de nouvelles constellations : le Paon, le Toucan, la Grue, Phénix, Réticule et la Baleine.

 

Encore une dorade ratée hier…elle était presque rendue dans le cockpit …nous semblons « sous équipés » vu la taille de ces dorades du Pacifique ! elle est repartie avec un sacré piercing ( hameçon et leurre…) !

 

Mardi 4 novembre   ( j 18 )

Depuis hier ,le vent  a faibli et les moutons ont disparu sur la mer . Notre allure s’est bien ralentie.

Ce matin nous avons vu deux cargos  et un très gros bateau de pêche ! c’est étonnant ce « trafic » à 500 milles des Marquises, non ?

En milieu de journée, on affale la grand’voile et on envoie le geneker en papillon avec le génois tangoné.

On poursuit les séances de « jeu des conjugus » avec les garçons. C’est très efficace : Marin maîtrise presque même le passé et le futur antérieur !

 

j 17 : 149 milles : 24 h

j 18 : 125 milles / 24 h

 

Mercredi 5 novembre   ( j 19 )  98 milles / 24 h !!!

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la Luce. J’ai pensé à elle dés que j’ai passé minuit , j’étais de quart et c’était très beau : dans un beau ciel étoilé,la lune et son reflet devant l’étrave du Tiloune transformé en gros papillon avec ces deux voiles à l’avant…

 

La journée s’est  déroulée tranquillement  selon notre petit rituel : lavage de dents, toilette, jeux, lecture (Paco a « attaqué » Bernard Moitessier « vagabond des mers du sud ») « jeu des conjugus », repas, re - lecture et jeux, changement de panne car le vent passe plus au nord, goûter et thé, petit zèle de nettoyage pour moi dans la cuisine et le cockpit et l’heure de l’apéro est arrivée.

On a décalé nos montres d’une heure il y a quelques jours .

                      papillon  d’un côté                     puis le d’autre …

Vendredi 7 novembre  (j 21)

Toujours grand beau temps. Le vent semble vouloir revenir un peu. On alterne grand’voile et génois et grand’voile et geneker. En fait si on veut arriver avant la nuit demain , il faut qu’on assure 120 milles/24 h.

 

L’événement du jour c’est notre pêche : un gros poisson, genre bonite, de 10 kilos au moins ! va falloir faire des conserves demain. Bref on est très content de nous !

 

Je ne vous parle pas de mes droites de hauteur…je continue mais suis un peu découragée par mes résultats trop approximatifs…à 90 milles prés…

 

j 20 : 112 milles : 24 h

j 21 : 128 milles / 24 h

 

lundi 10 novembre…

Nous sommes arrivés samedi 8 dans l’après midi. Paysage et éclairage fabuleux…nombreux oiseaux, bref on était émerveillés. 

 

Et puis d’imaginer Boudou quelque part sur cette île…

Mais il y avait une grosse houle et des rafales de vent même dans ce mouillage soi disant le plus abrité de l’île…donc pas question de quitter le bateau dans la foulée…

Demain à l’aube…on se promet de partir à la recherche de Boudou pour lui souhaiter son aniv ! (Paco et Marin lui ont préparé des dessins avec origamis et coquillages incorporés…)

Mais la nuit on a très mal dormi … ça brassait un max !

Au matin , le capitaine décide de mettre une deuxième ligne de mouillage (chaîne et ancre)

puis hésite…partir d’ici ?

bon finalement, la deuxième ancre en place, on amarre l’éolienne, on triangule le portique et on se lance !

on arrive même à débarquer sur la plage sans se mouiller les fesses .

et là c’est l’enchantement …ça  ressemble à nos rêves… frangipaniers en fleurs, citronniers, manguiers…il y a des odeurs….

On pense être à deux heures de marche du village, on trouve un chemin qui monte , on est en plein soleil mais c’est très ventilé et on arrive au col… vue sur la petite vallée et sur le village !

                   

On descend, très exités…, une très gentille dame ouvre son magasin pour nous permettre de téléphoner (elle ne veut pas qu’on la paie) et on tombe sur Boudou…

Elle est chez elle, à deux pas de nous…

Emotion des retrouvailles …surprise totale pour elle…La vie est infiniment belle …

Ensuite , on fait la connaissance des deux chercheurs qui sont avec elle (Michel et Olivier), puis de son collègue Thomas de Tahiti (oiseaux terrestres) et sa copine Manu ( dont c’est aussi l’anniversaire aujourd’hui !) on est pris en charge…on rencontre les pêcheurs pour savoir si on peut mettre le bateau au port du village, on va voir le coucher de soleil (en pick up , génial !) depuis un super point de vue … on écoute le cri du pétrel de Tahiti…


Et le soir on reste avec cette bande si sympa pour aller chez Florentine et Alexis qui tiennent une pension. Superbe et délicieux repas, colliers de fleur, gâteaux…

Le maire est aussi là  avec sa femme pour fêter ces anniversaires…c’est un ami de Boudou (qui était venue une première fois sur cette île en février dernier).    

 

On repart avec plein de fruits, complètement « abasourdis » par tant de gentillesse, de gaité, de simplicité…

Et Boudou, Michel et Olivier , en 4 x 4 de nuit sur cette piste très sportive fait à pied ce matin, nous ramènent à notre baie…

On nage dans le bonheur après cette première journée aux Marquises…

 on tenait à partager tout ça avec vous….

Milles bisous !

Maï

(plus d’internet facile aux Marquises…je vais donner ce petit journal de bord à Boudou qui vous le fera suivre depuis chez elle à Tahiti…

Programme prochain en gros : Fatu Hiva dans une semaine puis retour ici à Hiva Oa et  départ pour Ua Pou et Nuku Hiva vers mi décembre )

Par Tiloune
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Mardi 16 décembre 2008

Octobre 2008         Galapagos : suite et fin

 

Finalement, on a pu s’arrêter trois jours à Isabella, une autre île des Galapagos, la plus grande et la plus sauvage…

Ce qui est super c’est que l’on a rencontré à San Cristobal , Tifenn et Guillaume , jeune couple , sur un bateau jaune de 10 mètres en alu (un Romané très mignon et soigné ) nommé « Kerdonis ».

                               


Et cette escale de trois jours , on ne la regrette pas !! un véritable « zoo » grandeur nature ! On  peut apercevoir en même temps : tortues marines, raies , requins pointes blanches, iguanes en pagaille , fous à pattes bleus et aussi manchots des Galapagos !  ( un peu genre canard à mon goût mais bon …)

                          

On a été tous les six émerveillés !

Impossible de quitter les sentiers (prévus à cet effet) , la nature est terrible ici ! Roches volcaniques agressives, arbustes très épineux, mangrove …

   

 

 

 

 On a  donc  fait les touristes, on a aussi été voir les tortues terrestres dans leur enclos et puis « le » flamand rose dans la lagune…(oui on en a vu qu’un…)

               

Le lendemain, lever à cinq heures trente du matin pour ne pas rater notre RV avec un chauffeur de taxi pour aller voir le volcan le plus proche : la Sierra Negra . Belle balade dans les hauteurs, on retrouve même des vaches ( moi j’aime bien !) mais on ne fera qu’apercevoir la caldeira car ça bruine et c’est dans les nuages…

Retour tôt, tant mieux on aura le temps de faire faire une lessive car nous sommes très crottés ( jeans et baskets)  et demain on met ( enfin ! ) les voiles sur les Marquises…

 

Départ pour les Marquises !
samedi  18 octobre 

                                                 jour de l’aniv d’Arlette !

 
Quelques jerricans d’eau douce en plus des 600 litres de nos deux réservoirs…

 

11h du matin : Kerdonis lève l’ancre et on s’empresse de le suivre. On va essayer de naviguer de concert, c’est plus rigolo ! On commence  au moteur, on contourne Isabella, cap à l’ouest, et dans l’après midi, bonheur : un petit vent se lève, très petit, et on envoie notre beau geneker rouge ( j’adore voir cette voile dans le vent avec le bleu du ciel tout autour et tout ça quoi…).

            

A bord tout est prêt pour un mois de nav, pleins de toutes sortes …

    

Marin a hâte qu’on épuise nos réserves de produits frais car depuis la Martinique il attend le moment où on va enfin avoir le droit de manger les boîtes de conserve…

Nous n’avons « que » 2864 milles pour les Marquises , info du GPS à 14 h30.

              

dimanche  19 octobre     ( j 2 )

 Belle nuit de quart, trop belle même puisque le vent tombe complet. On va marcher au moteur de  23h30 à 4h du mat environ.
Le lever de lune est pile derrière nous, en ce moment elle est très grosse !

Les activités à bord :

-lecture « histoires inédites » du Petit Nicolas pour Paco et Marin, (car ça y est, on s’est enfin autorisé l’ouverture du fameux colis de Joëlle !)

mais aussi « Liak et la déesse de la mer » pour Marin

«  Jeanne d’Arc » ( !!) pour moi

-jeux : Tangram et échec , avec le jeu que nous a offert Tifenn,mais Marin n’aime pas perdre et finit en pleurs…

« le carton magique » comme l’appelle Paco !

                              

- histoire audio : on commence « le c hant de l’odyssée » de Homère, puis ensuite « Lula »

- premier cours de sextant pour Paco !

 

(14 heures : 120 milles depuis hier soit 120 milles/24h)



Lundi 20 octobre
  ( j 3 )

Nuit de quart : moteur et geneker comme hier.

C’est curieux, la nuit il y a beaucoup de rosée et le cockpit est tout mouillé.

On est toujours en contact avec Kerdonis, ça c’est chouette (comme diraient les garçons…)

Le vent se renforce un peu et s’oriente plus sud, on file à presque 6 nœuds avec notre beau geneker. Puis plus tard, le vent souffle un peu plus, on envoie notre génois tout neuf et tout beau lui aussi. 

Paco prend sa deuxième leçon de sextant, Marin lit à l’intèrieur.

J’ai remis à disposition toute ma réserve de livres enfants, ceux déjà lus et les autres, Paco et Marin piochent dedans…(contes créoles,Yona, fille de la préhistoire,Fantastique Maître renard etc etc)

« Le chant de l’odyssée »: 2ème séance audio

Dans l’après midi, on rate une belle dorade coryphène …Au soleil couchant, Kerdonis nous appelle, on a convenu que pendant toute la traversée, que l’on se voit ou non, on essaie de se joindre au coucher du soleil.

Vers 22 h , le vent tombe lui aussi…moteur donc … belle nuit avec étoiles et lune…oui Béjà t’es là « quelque part entre voûte étoilée et tapis scintillant du

plancton... »

 

(14h : 113 milles/24h)

Mardi 21 octobre   ( j 4 )

Vers 7 h on coupe le moteur et renvoyons le geneker.

Encore grand beau temps avec du bleu partout autour de nous ...

 

Dans l’après midi, comme hier, on remplace le geneker par le génois, on avance encore à 5, 6 nœuds. L’allure est très confortable, les garçons passent leur temps vautrés dans la grande couchette du carré : le mal de mer fait partie du passé !

3ème séance audio « le chant de l’odyssée »(photo)

                             
Marin commence le tome 1 d’Harry Potter et reporte, avec l’aide de Dodo, son premier point sur la carte …pas facile …

Nouveau raté d’une belle dorade coryphène… décidément…

Puis grande première à bord : Paco initie Maï au sextant ! enfin, à ce qu’il a appris à faire hier avec Dodo. On va tacher de s’y entraîner tous les jours : juste le calcul de la latitude à la méridienne pour l’instant…(méthode d’Alain Grée).

A l’instant où j’écris ces lignes , un énorme bruit dans le cockpit nous signale une nouvelle prise , bruit de la bobine de fil qui se dévide à toute allure …j’y vais !

Bon ben c’est encore raté…une belle dorade de plus d’un mètre sautait et sautait et le fil a cassé…

En fin d’après midi, le vent forcit un peu, on pense relayer le geneker par le génois et justement la drisse du geneker casse ! on récupère le geneker qui a quand même eu le temps de prendre un petit bain de mer…

Le vent se maintient toute la nuit ! génial, c’est la première fois depuis notre départ !

On avance bien avec la grand voile et le génois.

Il commence à faire plus chaud et il n’y a plus d’humidité la nuit.

Pendant mes quarts « j’attaque » la biographie du Che (deux gros tomes… )       

Rituel de chaque soir, on dîne au coucher du soleil dans le cockpit.

Paco, plus sensible au mal de mer que Marin, a droit à la couchette du carré…Marin râle !

(14h : 110 milles/24h)

 

Mercredi 22 octobre   ( j 5 )

Pensées conjointes de tout l’équipage qui s’envolent vers Zack ,  opéré aujourd’hui…

 

Les « évènements » du jour :

-Dodo est monté en tête de mât pour ré-installer la drisse du geneker, il était bien glauque après cet exploit !

-Paco et Maï ont calculé la latitude à la méridienne …

-ça y est, le régime de bananes est mûr !

-Maï fait des yaourts (activité stoppée depuis plusieurs mois !)

-et surtout on a eu notre première prise : une dorade coryphène d’1 m 15 !

-moins bonne nouvelle : on ne voit plus Kerdonis et on perd le contact radio avec eux...

-Marin a fini le 2ème tome d’Harry Potter.

 Belle journée comme on en rêve souvent : ciel bleu, mer belle, vent juste comme il faut , allure confortable, un régal quoi ! (on t’envoie tout ça Zach !)

(14 h : 144 milles/24h)

 

Samedi 25 octobre   ( j 8 )

Résumé de ces trois derniers jours :

Le bateau marche tout seul, le régulateur d’allure assure, le vent a forci, force 4 établi voir même des fois 5 .Une belle et longue houle s’est installée.

Depuis hier matin et jusqu’à tout à l’heure, 17h, on a marché en « papillon » avec le tangon.(nous sommes à nouveau grand largue)

 

Nos moyennes ; j 6 : 139 milles/24h

                  j 7 :  163 milles /24h !

                  j 8 :  145 milles/24h

L’ambiance est bonne à bord, on a du mal à faire sortir les garçons du carré car ils sont à fond dans Harry Potter (5 tomes à bord)…

                                                              

Mais on y arrive quand même pour les repas, le lavage de dents, et même pour une leçon quotidienne de grammaire, courte mais efficace! (une demi-heure…)

On a mangé deux fois par jour de la dorade…grillée à midi et en cari le soir.

Le reste est en « séchage » et en conserve (deux bocaux) on expérimente…

 

Les horaires des quarts de nuit, c’est en gros 20h - 24h

                                                            24h - 4h

                                                     4h  -  8h

Et on alterne chaque nuit. Dommage la lune nous a abandonné… heureusement nous avons deux planètes ; Vénus, dans le Sagittaire, et Mars dans le Scorpion (si on a bien su lire dans les éphémérides…).Sauf cette nuit : il y avait des nuages…

A propos d’éphémérides, je continue le sextant chaque jour mais mes résultats sont assez fantaisistes pour l’instant…

Le radar fonctionne ainsi que l’alarme (jamais réellement testée avant…) cela nous permet de dormir d’un œil par petits bouts de 10 minutes si besoin (en fait beaucoup plus pour Dodo !…). On a croisé deux bateaux de pêche la nuit dernière, étonnant si loin des côtes ! (on a déjà fait 1000 milles, il en reste 2000)

Bref tout va bien ! les garçons sont complètement amarinés et ils ont l’air heureux..


La suite dans l'article suivant
Maï 

                     

 

Par Tiloune
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Mardi 14 octobre 2008

 

« Galápagos » : un joli mot qui me faisait rêver depuis mes premières lectures de Moitessier et des autres…

Un mot que la culture collective associe à un monde perdu, un monde vierge, celui du tout commencement, une sorte d’éden où le règne animal vit en parfaite quiétude, sans prédateur.

Un Fou à pattes bleues, qui s’est laissé approcher à quelques mètres par Paco notre photographe 

 

Et bien sûr, on crie bravo aux autorités d’avoir réglementé l’accès à ces terres qui, on le sait, n’auraient pas tenu longtemps face à la sauvagerie et l’égoïsme de la nature humaine.

 

La voici donc notre planète.
Lorsque les puissances industrielles ne l’ont pas entièrement saccagée, elle est devenue un parc, avec des clôtures, une entrée, une sortie, et un guichet, bien sûr.
On ne va quand même pas laisser de coté les sacro-saints principes de la finance au nom d’une utopie, d’un espace où l’animal est chez lui, tout simplement.

L’idée d’« écotourisme » est trop porteuse pour être négligée, les hommes d’affaires sont là, responsables de la protection de notre planète… nous pouvons donc dormir tranquilles…

 
Bien que nous soyons totalement hors saison, qu’il fasse bien froid, et que le ciel soit bien gris, les vedettes et paquebots de croisières se sont succédés à un rythme comparable à la zone caraïbe en pleine saison…

Au nom de ce bon « écotourisme », les paquebots scintillent dans la nuit, les groupes électrogènes ronronnent, les moteurs tournent, les réservoirs de fuel se vident et se remplissent, le ravitaillement de tout ce beau monde fait tourner à plein régime une économie florissante et  une population qui, sinon, ne serait pas venue s’installer là.

Il n’y a rien d’autre à faire ici. La plupart des îles sont dénuées de végétations… Disons que c’est plutôt lunaire.

 

Vous l’avez compris, notre escale aux Galapagos ne nous aura pas apporté tout ce dont on rêvait. Cet archipel a un statut mythologique. L’aborder dans la vraie vie est peut-être aussi décalé que de partir à la recherche de  l’Atlantide…

Finalement, mieux vaut garder au fond de soi son « archipel des Galapagos » et en prendre soin… Je pense à un petit coin de cour, à Toulouse, une gorgée de bière et barbes à papa…

 

 

Où étais-je ?
Où en étais-je ?
Oui ! Les Galapagos , Océan Pacifique.

Une seule et unique  escale nous est permise en voilier, moyennant tout de même le paiement des services d’un agent aussi inutile qu’obligatoire. Entre cet agent et les formalités de port et d’immigration on va laisser un peu plus de 200 dollars…

Mais bon, un fois nos mythes ravalés, on se recale et on va bien profiter de ce site qui reste exceptionnel.

 

Les touristes restent sur leurs vedettes ou circulent, bien encadrés, sur les allées du « parc », il nous suffira d’éviter les dites « allées  ».
Cela ne sera pas trop difficile, car à 100 US dollars par personne, nous nous sommes abstenus de rentrer dans les circuits guidés.

Au bout du compte nous aurons le tranquille petit village de Puerto Baquerizo Moreno et sa petite plage à notre disposition.

Ambiance équatorienne bien sympa avec les otaries en plus, qui sont plutôt rigolotes.

On va se permettre, quand même, une virée à l’intérieur de l’île de San Cristobal, en passant par son sommet (dans les nuages) et pour rendre visite aux fameuses tortues terrestres géantes (Galapagos en espagnol) en  semi-liberté.

 

 Ils s’agit d’une nurserie qui essaie de protéger les dernières tortues terrestres des prédateurs apportés par l’homme (rats, chèvres, ânes etc…)

 

Une autre belle balade à la plage de la Lobéria nous permettra d’approfondir le cours de sciences naturelles

 


 


  

Mais finalement, c’est dans le tout proche alentour du mouillage qu’on s’amusera le plus.

 

Malgré la température de l’eau (glaciale), Marin et même Paco rassembleront tout leur courage pour nager avec les otaries, malheureusement, l’eau n’est pas claire, c’est l’hiver aussi sous l’eau… Mais Paco va tout de même shooter le gros mâle otarie intimidant qui tournait bruyamment autour de nous pour qu’on ne s’approche pas trop prés de ses femelles.

On aurait bien aimé plonger avec les raies Mantas et autres requins marteaux… comme cela est proposé par tous les guides, mais les prix sont encore plus glacials que l’eau,  nous avons tenté d’organiser une virée avec l’équipe des toubibs équatoriens de l’hôpital, en vain.


Tant pis, on plongera ailleurs…


Nous avons décidé de quitter les Galapagos demain mardi 14 octobre, cap sur Hiva Oa.

On ne pourra pas s’empêcher de longer la côte d’Isabella, la plus à l’ouest. Osera-t-on y tenter une dernière escale avant de se lancer dans la grande traversée du désert océanique ?

On risque fort de se faire jeter.

Ces nouvelles sont donc les dernières avant un petit temps…

Sachez que tout va bien à bord, nous sommes prêts, Tiloune aussi

Les enfants aussi veulent y aller (sans doute car en traversée on ne fait pas école…)

A l’instant où j’écris ces lignes, Maï est à l’accordéon, bon signe.

Un dernier petit resto suivi d’un dernier petit billard ce soir.

Pour les amateur de vidéo, je viens de remettre en ligne le premier film sur l´escale d´Haïti, découpé en 3 morceaux car l´intégrale semblait trop lourde.

Je suis friand de commentaires concernant ces vidéos.


On vous embrasse bien fort  et à bientôt,

laissez-nous du temps pour trouver ces îles

 « car par manque de brise, le temps s’immobilise… » 



Par Tiloune
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Vendredi 3 octobre 2008

 Samedi 27 septembre 2008

 Hou là là !!!  Ca bouge !

 C’est incroyable à quel point on peut oublier comment c’est, la mer.

Nous revoilà au prés, dans une mer un  peu nerveuse, 30° de gîte, et notre lourd Tiloune  qui arrive à sauter en  l’air…

En voyant les enfants recroquevillés dans le cockpit, essayant tant bien que mal de combattre ce mal de mer naissant…Cette question qui revient : mais qu’est-ce qu’on fout là ?

 En plus, il fait froid et gris !

C’est normal, nous sommes dans le courant froid de Humboldt qui remonte de l’Antarctique.

C’est normal, mais ça casse un peu.

 Il faut dire qu’avec ces 2 mois d’escale, en Equateur, blottis dans le creux du Rio Chone, à Bahia, Tiloune a un peu oublié la grande brasserie marine, et la transition est directe.

 On s’est bien fait dorloter par cette petite ville chaleureuse de Bahia, et puis Puerto Amistad, son yacht Club, juste comme il faut.

Les enfants autant que nous, auront tiré profit au maximum des facilités de ce yacht Club qu’il faut recommander à tous ceux qui croisent dans la zone.

Et c’est la première fois qu’on a pu avoir une liaison internet à volonté si facilement, ce qui est un luxe inestimable dans notre cas. Surtout que pour la première fois, on a essayé le « téléphoneaveclordi » !

C’est en voyant les rangs bien serrés de yachtmen, alignés au yacht club, casque vissé sur les oreilles en pleine conversation avec l’écran plat de leur computer, qu’on s’est dit que c’est pas parce qu’on était fraaaaaançais, qu’on pourrait pas essayer…

Faut avouer qu’on n’est pas très « High Tech » sur Tiloune…

Et ça a marché, et je ne résiste pas à l’envie de faire encore maintenant, plein de calins d’amour à ma maman et à mon papa…

Finalement, le coup tordu que les douanes, alliées à  Fedex, nous ont joué, avait du bon…

On était bien à Bahia.

 

Aujourd’hui, le pont se fait « carchériser » par l’océan, et le pauvre clavier que je tapote nerveusement a du mal à rester en place.

Donc, ce matin, nous avons attendu la marée haute en faisant un dernier marché (snif), Puis Carlo, notre pilote adoré est revenu à bord.

La chaîne fut remontée péniblement car elle tenait plus de la guirlande corallienne que du maillon calibre 12…

Doucement, Tiloune s’est tourné vers l’estuaire, salué par les vols en piqués et les multiples plongeons des pélicans.

Vous sentez la plénitude du voyageur qui, heureux d’arriver, est comblé par un nouveau départ, la ligne d’horizon vierge, le large, enfin.

Et c’est à peu près là que tout a basculé.

La dernière pointe de sable laissa peu à peu la place à … la mer, que nous n’avions pas vu depuis 2 mois…

Ben oui, un peu honteux, je vous avoue qu’on n’est pas allé la voir une seule fois de tout notre séjour ici.

Alors, la grande dame nous a fait une scène.

Des moutons un peu partout, son ciel gris sur la tête, pas très claire elle-même non plus, le teint boueux des grands jours…

Et ce fut le moment de débarquer Carlo qui avait fait son travail de pilote. On l’aurait bien suivi, Carlo, tous les 4, on aurait bien sauté aussi habilement que lui sur la barque qui allait le ramener chez lui, dans le fleuve, au calme, puis au yacht club… Y a que Paco, qui a réellement dit tout haut, ce que chacun d’entre nous pensait tout bas non ! pas vrai ! pas moi ! (rajouté par maï)

 

Alors, tel le laboureur à son labour, on a hisssé la grand voile et puis, on a déroulé le tout nouveau génois de Clipper Voiles. Et ce fut le seul beau moment de la journée.

Tiloune et son nouveau génois, élancé et taillé comme une aile d’oiseau marin.

Et c’est là qu’on a commencé à sauter en l’air…

 

Lundi 29 septembre

 

Sur les 550 milles à parcourir pour les Galapagos, en voilà 200 d’effectués, au prés, encore au près. Mais on sent bien que ça s’arrange.

 

Le vent adonne de plus en plus, nous laissant faire un cap direct à bonne allure.

Aujourd’hui, on a commencé à ouvrir un peu les voiles, à peine, mais suffisamment pour faire remonter le moral.

Et pour la première fois on a vu le soleil !

Chacun commence à sortir de son hibernation protectrice.

Les enfants se remettent à bouquiner : Maï a sorti son 1er joker : 2 nouveaux livres du Petit Nicolas (Goscinny et Sempé). C’est du gâteau, les enfants, autant Marin que Paco sont pliés de rire et nous refourguent à tout bout de champs tel ou tel réplique « écoute ça ! papa… »… Merci Jojo…

Avant cela, c’est les histoires audios du grand Jean qui nous sauvent la mise. Kipling, s’enchaîne derrière Pennac avec «  l’idée du siècle de Kamo »…. Merci grand Jean…

 

 Et puis nous, ben ma foi, on fait aller.

Maï souffre un peu de ces conditions un peu dures, mais elle assure ses quarts mieux que moi, emmitouflée dans la grande veste que Béja a eu la bonne idée de nous laisser…

 

Mercredi 1er octobre

 Changement de décor.

Le vent est passé au Sud Est, le soleil est là, la mer est bleue, la longue, longue et vieille houle du Pacifique s’est mise en place. Paco identifie 2 fous masqués qui vont et viennent autour de notre sillage. Un groupe de mammifères marins de belle taille croisent au loin, mais on n’arrivera pas à les identifier.

Ca y est ! je me rappelle pourquoi on est là…

Tiloune avance doucement sur l’eau mais le froid courant de Humboldt nous aide à tenir une moyenne de plus de 6 nœuds ! on n’a pas intérêt à louper les Galapagos car on ferait difficilement demi-tour…

Il est 16h00, l’heure du thé et du goûter.

Nous sommes à 40 milles de la pointe Est de San Christobal, la première de l’archipel quand on arrive de l’Est. On va trop vite ! on veut pas arriver de nuit !   

 

Jeudi 2 octobre

 

Hier soir, déjà, nous avons aperçu un premier petit cône posé sur la mer dans le soleil couchant.

Pas question d’arriver de nuit, on veut profiter au max du paysage d’atterrissage car aux Galapagos, nous ne sommes pas autorisés à faire de la croisière avec notre voilier :

 « une escale et c’est tout ! » dit la loi.

On a donc passé la nuit Grand voile affalée et génois enroulé à moitié, le courant s’occupant de nous faire avancer bien assez.

 6h00 levé de rideau sur la pointe Est de Christobal

On renvoie de la toile pour longer doucement la côte sous le vent.

Paysage aride et volcanique qui en impose.

 



Aux jumelles on apercevra quelques colonies d’otaries, difficile à distinguer de la roche basaltique.

A 2 reprises, un émissaire viendra tourner autour du bateau pour voir qui donc arrive là .

Mais c’est surtout les oiseaux qui nous feront la fête, dans un décor assez tranchant.

 Ce n’est que vers midi que Tiloune tourne la pointe ouest et pénètre le petit mouillage de Puerto Baquerizo Moreno.

 
Le nombre de gros motor-yacht nous rappelle que les Galapagos sont devenues une importante destination touristique…

Ceci dit, en débarquant, le seul comité d’accueil va vite nous réconcilier avec la première impression. Et c’est Paco qui va prendre notre première photo animalière

Effectivement, les Galapagos ne sont peut-être pas un mythe

 

On vous racontera tout la prochaine fois !

On vous embrasse bien fort

dodo

 

PS : Comme la vidéo a l’air de fonctionner au moins pour certains, je ne résiste pas à essyer de vous mettre la totalité de notre premier petit film sur Haïti (26mn) en un seul morceau.

Par Tiloune
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Samedi 27 septembre 2008

Je vous écris ces lignes, attablé à notre dernier restau du continent sud américain...
Paco et Marin s'enfilent une crèpe au Nutéla, c'est la fête !

Voilà déja un mois qu'on est bloqué à Bahia, suite à notre problème d'enrouleur.
La fameuse pièce a mis quelques jours pour être commandée, grâce à l'efficacité de CLIPPER VOILES, puis 8 jours pour arriver à la douane de l'Equateur, puis il ya eu comme un bloquage.
Mais bon, on était pas malheureux à Bahia.

Petite ville très sympa qui nous a permis de profiter des derniers plaisirs de la vie continentale avec tous ce qu'on veut à pas cher.
















Chaque jour un petit passage à Fedex (le transitaire express de la pièce) pour apprendre que "non", ce n'était pas pour aujourd'hui, peut-être demain ou dans 3 jours...
Les enfants n'étaient pas malheureux et ont pris possession du yacht club,
Maï et moi, on a profiter de ce temps imposé pour se lancer dans de menus bricolages, mais au bout d'un certain temps, on a quand même commencé  à s'impatienter...
On n'était plus vraiment là, en Equateur, car ,soit disant la pièce pouvait arriver du jour au lendemain.
Tous le monde (Fedex, comme notre correspondant du yacht Club) était d'accord pour nous dire de rester patient et de ne pas aller voir les douaniers, ,
On a été patient , 15 jours ! et puis
je reprends le mail que Maï a écrit hier soir :

CA Y EST ! ON A GAGNE !!!!
Dodo après 14 heures de bus et une aprés-midi aux douanes de Guayaquil est revenu AVEC le colis ! il était 1h du mat !
Il y a été contre l'avis de tous car "ça ne se fait pas " d'aller aux douanes parait-il ...
il a eu la chance de croiser , à un moment, un douanier qui parlait français !
en suite il ne les a plus lachés .... beaucoup de papiers dans tous les sens....
bref si on avait rien fait , ça pouvait durer encore longtemps ....
 
Voila, la pièce est en place depuis ce matin
On va l'essayer en direct en allant aux Galapagos
Trop envie de "mettre les voiles"!

Par contre, cela m'a donné le temps d'avancer sur un 1er film

si tout va bien, vous pouvez peut-être en avoir un exclusivité de bien mauvaise qualité en cliquant en haut à droite sur la page d'accueil du blog.
soyez patient,
le film fait 26 mn découpé en 3 fichiers.
Il faut lasser télecharger un petite demi heure chaque fichier avant de commencer à voir quelque chose...
c'est un 1er essai... pour entrevoir...

Allez, il est tard, et demain est un grand jour !
Je vous embrasse bien fort et ne manquerez pas de vous donner des nouvelles des Galapagos
dodo

 

Par Tiloune
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Lundi 1 septembre 2008

 

Tout a commencé à Zhud !

On s’était dit : « Pour se retrouver, il suffira d’être au même endroit au même moment… »

Ce moment tant attendu est arrivé le 31 juillet
(on avait dit fin juillet/ début août),

L’endroit ? : quelque part, dans la sierra du sud de l’Equateur, lorsque la route de la côte Pacifique croise la Panaméricaine, à près de 3000 m d’altitude.

Pas d’hôtel, pas de cyber café, pas grand-chose en fait, mis à part quelques routiers fatigués faisant la pause devant un cochon qui grille.

C’est pourtant là qu’il fallait être, ce jour là.

Ils y étaient, et nous aussi !

Eux, c’est les Meunier, nos bons amis des Anses d’Arlet : Nino, Moélie, Michèle et Eric. En vacances d’été, donc.

Nous, on avait à peine pris le temps de laisser Tiloune sur 2 ancres et toute sa chaîne, dans l’estuaire du Rio Chone à Bahia de Caraquez devant Puerto Amistad.

Ils y étaient, et nous aussi…

Un moment intense, dans un endroit improbable.

A partir de là, on n’a plus vu les enfants : Paco, Marin , Nino et Moélie se sont retrouvés comme s’ils s’étaient quittés la veille. Quant à nous, les parents, on a commandé à boire…


Bon , je vais pas vous raconter nos vacances en détails, et c’est bien de « VACANCES » qu’il s’est agi, une vraie rupture avec notre quotidien du voyage en mer salée…

 

Quitter le bateau, sauter dans un bus, et en avant la musique (y a bien qu’en occident qu’il n’y a pas de musique dans les bus…)

 


Donc voilà quelques images d’ambiance de notre balade dans ce pays magnifique, aussi coloré que chaleureux, aussi diversifié qu’accueillant.

 

D’abord un petit crochet par Ingapirca,

toucher les pierres du temple du soleil érigé par les Incas,

tutoyer les dieux

se cailler les miches

manquer d’oxygène

 

et rester planter là, ahuri, devant le spectacle de ce nouveau monde, aux portes du Paramo, limite altimétrique entre le monde des hommes et l’au delà.

Nous sommes donc chez les indiens, Quechua ou Canari, chaque communauté se distingue, à son poncho, sa ceinture, son châle, sa jupe, mais surtout son chapeau.

 

 

L’indienne au chapeau : voilà l’image d’Epinal ou…  d’Equateur, sauf que nous ne sommes pas dans un dépliant touristique, c’est la vraie vie, et c’est tout simplement magnifique.

Passer des langueurs océanes, aux fraîcheurs rudes et colorées du Paramo équatorien est au delà de ce qu’on espérait. On avait fantasmé sur les Andes, on n’y croyait pas vraiment, et nous y sommes.

Beaucoup d’émotion donc dans cette première immersion.

 Sur ce, on est un peu redescendu en altitude, parce que quand même…

 Alausi : 2350m

 Son marché, son train, avec le trop fameux tronçon ferroviaire « el Nariz del Diablo » (le nez du diable). Ca aussi, cela faisait partie d’un vieux fantasme : un train dans les Andes, la pub Nescafé, quoi…

Le marché fut encore un grand moment d’émotion, de couleurs et d’émerveillement

Le train fut une belle paire de baffes dans la figure : juste pour se réveiller de notre rêve et réaliser que l’Equateur est tout de même une véritable destination touristique.

Allez, je me laisse vous raconter…

Imaginez, un bus sur rail, rempli à ras bord de touristes européens surmonté d’une galerie avec une couche encore un peu plus épaisse des mêmes touristes, en route pour la descente dans le cayon et …. la remontée, avec arrivée au point de départ.

C’est pas le train, c’est le manège.

On aurait du se méfier. Hier soir déjà, il y avait des signes, des jeunes sacs au dos qui nous avaient parlé français et demandé : « vous êtes venus pour le train ? ».

Bref, on n’est pas monté dans le train, et ce qui est trop bête c’est qu’on l’a même pas pris en photo, ce « mauvais train ».

Par contre, comme on est plus malin que les autres, on se l’est fait à pied, le si fameux tronçon ferroviaire « el Nariz del Diablo ».

 


Environ 5 heures de marche sur les rails, pour arriver au village de Sibambé qui est la dernière gare et qui d’après le guide Lonely Planet « n’offre aucun service » , on trouvera toujours un camion pour nous remonter à Alausi.

La balade démarre en grand sourire avec des paysages dantesques de gorges et d’apiques, tout en sécurité comme sur des rails.


Des rails qui descendent dans les gorges en utilisant la technique de l’épingle à cheveux avec aiguillage : on imagine le train qui s’arrête et repare en sens inverse pour continuer sa descente : si vous ne comprenez pas, allez-y voir, et prenez le train.

Bon, nous, on était à pied, donc, et tout fourbu tout content, on arrive enfin à la gare, en bas, sauf que, ce que ne disait pas le guide « Lonely Planet », c’est que le village de Sibambé est désert et en ruine (suite à l’abandon de la véritable liaison ferroviaire). Et surtout aucune route ne passe à Sibambé…. Bref personne, le désert, et la fraîcheur du soir qui tombe…

Personne ? non. En fait c’est un berger et son fils qui nous annoncent la réalité de Sibambé.

«  2 solutions :
- vous rebroussez chemin (6 heures de marche)
- vous me suivez : vous voyez ma maison là-bas ; de là il y a une piste qui rejoint la route… »

Heu, je ne sais pas trop si le minuscule point blanc tout là haut dans la montagne à 2 heures et demi de marche, était sa maison, mais on a surtout compris qu’il était notre sauveur, et qu’il ne fallait pas le lâcher… d’autant qu’il propose à Marin de se reposer sur sa bicyclette…

  La fin de la journée fut rude mais le bonheur d’arriver à la nuit dans le petit village de notre berger sauveur n’en fut que plus intense.

 Un peu limite, les 4 parents, sur ce coup là. Mais les enfants nous ont prouvé qu’on pouvait compter sur eux…

 

D’Alausi, on bifurque à l’ouest pour contourner le Chimborazo, le point culminant de l’Equateur : 6310 m d’altitude, ça calme.

 

 


On se cale à Salinas, petit village perché à 3550 m d’altitude, dans une Guest House qui a l’énorme avantage d’avoir un feu de cheminée.
Le voilà encore,  le rêve des navigateurs tropicaux. C’est notre hiver à nous que l’on s’offre et ce n’est pas pour déplaire aux enfants…

Mais Salinas c’est aussi un bel exemple de développement communautaire comme il en existe beaucoup en Equateur.
C’est même un fait marquant de ce pays. Nombre de corps de métiers se sont regroupés en coopératives populaires.

A Salinas, en plus, les coopératives produisent, entre autres, du saucisson, du chocolat, des ballons de football et le plus réputé des fromages des Andes. C’est Noël ! 

Bon, j’avais dit que je ne vous raconterai pas en détails nos vacances, mais c’est plus fort que moi…

Pendant près de 15 jours, on va ainsi crapahuter dans la montagne, entre 2500 et 4000m d’altitude.

Au pays des lamas

 


au pays des couleurs

 

Au pays des chapeaux

 

 

 




Et surtout, au pays des gens gentils, attentionnés, souriants…

un vrai bonheur.







Par contre, les routes ne sont plus que des pistes et c’est souvent sur le plateau d’un pick up qu’on profite du paysage. C’est vrai qu’on bouffe un peu de poussière et qu’il fait pas chaud chaud, mais la plus frileuse d’entre nous a prévu l’équipement maxi…











Et puis, quand ça caille vraiment trop, on opte pour le bâché

 

Un autre moment fort de la montagne fut le tour de la lagune de Quilotoa.

 

 

6 heures de balade sur les crêtes, les pieds en équilibre sur les remparts, funambules d’un monde minéral, liquide, brumeux et fleuri.
















Et puis j’insiste sur ce bonheur du feu, du point chaud que l’on retrouve,  le soir.

Le bonheur du poêle.

Faut-il vivre sous les tropiques   pour être à ce point sensible au réconfort du point chaud ?

 







Et le matin
la lumière
la couleur
et le poêle


Qui donc a eu la bonne idée de nous mettre un petit hiver sous nos tropiques ?


 
Zumbahua, Quilotoa, Chungchilan, Saquisili, une boucle entre Paramo et grand Canyon, avec, en point d’orgue, cette soirée à danser et à boire avec les gens du village du Quilotoa pour célébrer la sortie de leur premier disque de musique traditionelle. Mais une soirée comme celle là ne se raconte que de vive voix, un soir au coin du… poêle.


Juste dire qu’on a eu la sensation d’être accepté dans l’intimité d’une communauté, de vivre un moment aussi important pour eux que pour nous, de se sentir aussi bien nous avec eux que eux avec nous.





Et tout cela grâce à Michèle qui a eu la manière pour arriver à se faire inviter à cette soirée mémorable…

Ces bonheurs, ces sourires, nous les avons captés tout au long de notre voyage.
Et pourtant, nous ne sommes pas sans savoir que 60 à 70 % des équatoriens vivent au-dessous du seuil de pauvreté.
Alors ?
Comment avons-nous fait pour passer à coté de la réalité économique de ce pays.

L’EQUATEUR cache bien son jeu, aux touristes que nous sommes. Le parcours que nous avons choisi n’y est sans doute pas pour rien…

 

 

 

 

   

 






C’est seulement le 15 août que nous redescendons des montagnes pour l’Oriente, le versant Est des Andes, la forêt humide, les prémices de l’Amazonie…

Ca commence par la descente de Banos à Puyo, et quelques tumultueuse cascades.

On va s’offrir une journée de vélo que les enfants attendaient avec insistance.

 

Et puis grâce encore à la connexion de Michèle et Eric, nous allons nous immerger dans la forêt.

 3 jours chez Carlos et les siens, les indiens Shuar.

Une famille de 19 enfants, un petit territoire préservé de l’envahisseur routier, forestier ou pétrolier, qui sont les fléaux destructeurs de la forêt amazonienne.

Carlos est installé là, avec sa communauté et propose une alternative du type écotourisme pour préserver son patrimoine naturel.

Il reçoit donc des groupes de touristes, comme nous, pour une immersion en forêt.


Carlos connaît chacun des arbres et notamment leurs aptitudes médicinales ou vénéneuses.
Le suivre dans la forêt est un grand voyage dans l’inconnu. Petit blancbec nous nous sentons,  face à cette immensité.

La communauté de Carlos est installée au bord d’une rivière et le programme de la balade prévoyait même un retour en pirogue, ce qui après les 3 heures de marche n’était pas de refus.

  Immersion assez réelle, avec beaucoup de marche en forêt, couchage brut sur de minces matelas, dans une petite cabane sur pilotis, à coté de la lagune aux caïmans. Bouffe au feu de bois de plus en plus rustique.

Ce n’est que la nuit qu’on aperçut les yeux rouges des caïmans se reflétant dans le faisceau de la lampe torche…

Endormissement au cœur des bruits de la jungle, et pour couronner la séquence émotion, nous avons très nettement ressenti la longue secousse d’un tremblement de terre, avant qu'un orage interminable n'ait éclaté, zébrant la nuit durant de longues heures... 

Ambiance…

Un grand merci à nos amis les Meunier  pour nous avoir dégoté ce petit séjour si fort en dépaysement et découverte. C’est en surfant sur le Web qu’ils ont trouvé l’info car Carlos a sa page Web :
http://www.ecoiwia.com/  c’est ça le monde moderne !





Pour se remettre de nos émotions, on va se poser quelques jours à Misahualli, un petit village, petit hôtel, petit restau, petite plage au bord de la rivière, et petite bière… après le coucher du soleil, bien sûr…

Par contre, ici, attention aux singes, ce sont de sacrés petits voleurs, mais les habitants les acceptent , les protègent, et sourient de leur malice.



Cette rivière se jette dans le Napo, qui lui-même se jettera dans l’Amazone, nous revoilà donc dans l’Atlantique. Pas d’erreur, il va nous falloir retraverser les Andes pour retrouver le Pacifique et Tiloune !

 La route passe par Quito, la magnifique capitale de l’Equateur, et c’est là que nous quitterons nos bons amis qui doivent sauter dans leur avion pour la Martinique.

Dernière gâterie, les enfants profitent de l’instant, les parents sont plus émus…

9 heures de bus plus loin, nous retrouvons notre Tiloune tirant doucement sur sa chaîne, au gré des courants de marées.

Oui, Tiloune… on va y aller… tout doux…

Laisse nous le temps de nous réinstaller en toi, le temps d’émerger de ce beau rêve d’Equateur, de se préparer à faire le pas suivant :
1000 Km vers l’ouest :
Les Galapagos.

 

PS N°1 : au moment où nous mettons sous presse, un grand événement est entrain de se produire : Martin, mon neveu, se marie avec Marie.

D’abord, c’est beau. alors Bravo!

Ensuite, ça veut dire que vous êtes tous ensemble entrain de festoyer et que je crève d’envie d’être avec vous. Je compte sur vous pour actualiser votre Blog !

Bref, juste vous dire qu’on pense à vous très fort et qu’on vous souhaite un wagon de bonheur, que dis-je, un train ! mais pas celui des naz du diablo…

  

PS N°2 :entre  le moment où nous mettons sous presse et le PS N°1, nous avons eu la mauvaise surprise de constater que le tambour inférieur de l’enrouleur de Génois a pris un jeu anormal et qu’il ne tourne plus très rond. On préfère assurer en essayant de commander et d’attendre la pièce de rechange (allo ? la voilerie Clipper Voiles ?)… nous voilà donc à Bahia de Caraquez pour quelques jours de plus que prévu…

On va en profiter pour attaquer la rentrée des classes, ben oui, je crois que c’est d’actualité, on l’a entendu sur RFI…

Pour info, Marin est admis en CM2 et Paco en 5ème, et les 2 avec félicitations !!! de nous.

je m'excuse d'avoir été un peu long

Je vous souhaite à tous une bonne rentrée !

On garde contact, on va en avoir besoin, on se sent un peu petit, tout seul, là.

dodo

 

Par Tiloune
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